Cur court

« Cur » signifie « pourquoi » en latin, et j’aime bien le jeu de mots avec l’adjectif homophone… Passé cette facétie un poil ésotérique (mais qui aura peut-être suscité votre curiosité ou aura réveillé vos passionnantes heures scolaires à décliner et traduire du Cicéron), quelles sont les raisons de l’existence de ce blog ?

Déjà, car depuis quelques temps, je dispose d’un peu plus de liberté pour m’en occuper, et que je souhaitais prendre le temps de me construire cet espace public personnel avec soin. J’avais fait un premier galop d’essai en 2011, mais une faille de mon compte avait permis à d’inopportuns parasites de véroler les pages écrites alors avec du code publicitaire. Ce qui explique que durant un an, le site ait simplement été représenté par un solitaire « hello ! » sur la page d’accueil, après un formatage rapide de l’espace web. Si vous faites une recherche sur Google avec le nom de domaine, vous trouverez d’ailleurs le back up qui vous mènera donc, par les magies de la redirection, à une page 404 de cette nouvelle mouture.

Ensuite, c’est que je sors d’une Validation des Acquis de l’Expérience qui m’a permis de me poser un peu d’un point de vue professionnel. Quand j’utilise le verbe « poser », je songe notamment à l’idée de mettre à plat, de calmer le jeu, d’atterrir. Depuis de nombreuses années, mon activité professionnelle m’a procuré des expériences enrichissantes, mais également assez chaotiques et prenantes ; j’avais toujours le désir d’écrire, de dessiner, d’agir, de m’exprimer, mais j’étais focalisé sur les exigences et problématiques de ma fonction en tant que professionnel de la communication, puis sur mon projet de labellisation. Étant entré dans ce métier comme un technicien et un créatif, j’avais peu à peu évolué vers des logiques gestionnaires qui m’avaient passionné, mais avec toujours le regret de ne plus pouvoir exprimer avec autant de liberté certaines pulsions créatives.

Ce blog est donc mon terrain de jeu, et le fait de publier, voire de publiciser mes exactions graphiques et/ou littéraires, est en soi un exercice qui me pousse à entretenir une petite gymnastique personnelle, tant dans l’entretien technique de mes connaissances et de mes compétences, que dans l’expression d’une créativité qui a toujours été présente, même si ces dernières années elle a été focalisée sur des sujets purement publicitaires ou par rapport à des problématiques communicationnelles.

La mascotte renard du site arcticdreamer.fr, en plein surf sur son stylo géant

Droit devant !

Si au détour vous êtes amené à parcourir les pages de ce blog, ne pensez pas qu’il ait été conçu pour révolutionner quoi que ce soit, ou pour poursuivre un but réellement identifié comme promotionnel ou à l’inverse nihiliste. Actuellement, l’idée ou l’obsession qui hante Internet, est de partager et de communiquer, dans une interaction permanente ; ce n’est pas forcément mon but. Si je compte aborder des problématiques communicationnelles, c’est davantage comme si j’usais d’un carnet de bord. J’ai choisi le format du blog car il correspond pleinement à l’activité que je compte poursuivre au fil de ces pages ; soit partager des opinions ou des actions personnelles, avec le seul désir de communiquer, en me basant sur l’actualité, mes travaux personnels ou professionnels, mes goûts et loisirs. Qu’un lecteur potentiel y trouve son compte, tant mieux, mais le principe ne m’obsède pas : je compte matérialiser certains projets en les catégorisant comme il se doit, et comme ils le méritent. Ici, ce sera un peu mon fourre-tout et ma zone de détente. Qu’avec le temps, se développe un espace d’échange ou de partage signifierait qu’ailleurs, par d’autres voies ou d’autres origines, le chemin à ce blog aurait été trouvé.

Ce blog ne poursuit donc aucun autre but que la capacité d’expression qu’il facilite. S’il permet de promouvoir mes compétences professionnelles, tant mieux, mais ce n’est pas essentiellement le but ; sinon j’aurais réalisé en 2-2 un site vitrine dans lequel j’aurais placé un argumentaire classique (c’est d’ailleurs dans les cartons, vive auto-entrepreneuriat), avec une jolie charte graphique ad hoc, ou encore un portfolio à la manière de mon vieux book qui traine encore quelque part sur un serveur de chez Free. Je le vois plutôt comme une toile dans la toile, une zone blanche infinie à barbouiller et remplir : en bref, un défouloir respectant quand même certaines obligations éthiques (ma morale) et déontologiques (mon métier). Si à l’occasion, vous voulez donner un avis, une opinion, partager une réflexion ou quoi que ce soit qui en vaille la peine, n’hésitez pas, ce serait avec plaisir que je converserais avec vous sur le sujet. Par contre, si l’idée est juste de défouler de bonnes vieilles pulsions intolérantes, ou pire, de nuire… bah je supprimerai toute critique ou attaque qui sera formulée sans les limites de la bienséance, et surtout sans réelle fondement ou volonté de faire avancer le débat.

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