Wasting my young years

Une guerre, des jeunes hommes et femmes qui partent sur un champ de bataille sans comprendre ce qui les attend vraiment… Apprentissage de la violence, de la mort, de l’absurde. Gaspillage de temps, d’une jeunesse qui s’envole. Je travaille sur ce projet, ce pitch, et la chanson de London Grammar me permet de m’immerger dans l’ambiance parfaite pour saisir le nihilisme inhérent à la situation.

L’album de ce groupe sur itunes

L’énigme de Gustave Doré

Je suis allé faire un tour au Musée d’Orsay durant mes dernières trop courtes vacances, et j’ai pris vulgairement un pied d’enfer dans ce lieu qui est devenu tout bonnement magique. J’y étais allé une dernière fois en 1997, et presque 20 ans plus tard, les progrès réalisés notamment dans l’aménagement de l’espace et la gestion de la lumière sont juste fabuleux. Que dire sinon que j’ai blindé mon téléphone de photos et de vidéos, et notamment une toile de Gustave Doré que j’ai découvert, intitulé « L’énigme ». Je connaissais l’artiste par ses gravures, mais le peintre m’a vraiment bluffé, et cette toile notamment dégage une puissance et une mélancolie tout à fait particulières. Qui est cet ange qui jette un regard implorant, presque tendre, à ce sphinx sorti des âges et des temps mythologiques ? J’ai vu les commentaires, les interprétations, les critiques, mais personnellement c’est ce lien étrange entre l’ange figure omniprésente des religions monothéistes (en tant que messager d’une autorité divine omnipotente) et le sphinx, chimère ambiguë d’un univers polythéiste dont la raison semble défier celle des hommes arrogants qui s’y confrontent.

Encore, j’y retrouve la confrontation entre l’homme et la bête, entre l’ange et le monstre. Entourés par les corps inertes d’une humanité agonisante ou morte, les deux acteurs semblent mutuellement se poser une question dont ils ne possèdent pas la réponse. Absurde dialogue qui renvoie à l’inanité d’une humanité vouée à détruire. Encore, j’y vois un amour étrange entre deux être que tout oppose, tant les gestes trahissent la tendresse. L’ange et le sphinx se regardent l’un l’autre, plongent en eux-même. L’énigme ultime étant de se demander ce qu’ils voient dans le reflet de leurs regards désabusés.

1° Ayant la flemme de récupérer les photos de mon mobile, je vous mets ci-dessous une video youtube sur Gustave Doré réalisé par Lorenzo Papace & Vincent Pianina par rapport à une exposition sur Gustave Doré qui eut lieu en 2014 – c’est beau, la musique de Ödland est hypnotique, ça vous fera du bien.

2° En même temps que j’écris ces lignes, j’entends sur la chaine 23 que l’émission Alien theory parle juste du Sphinx de Gizeh – donc je vais m’arrêter de surfer pour poser ma rétine sur les leds surchauffées de ma tv. Personnellement, après moult lectures sur le sujet, j’ai l’impression que c’est davantage un bâtiment qui a été sculpté antérieurement qu’une bête sculpture monumentale d’un monstre mythologique. Ça frappe personne que des gars qui ont construit les plus immenses bâtiments de l’histoire utilisaient des dessins comme toute écriture…