2026 : Une guerre déclarée entre deux empires

Je réagis à chaud à l’enlèvement, l’exfiltration pour reprendre l’euphémisme encore une fois involontairement comique des ravisseurs, du président vénézuélien et de son épouse. Une accélération, du fait de l’agenda électoral ricain, et en filigrane une situation mondiale qui quelque part se simplifie. Il y a actuellement deux empires, le vieux ricain, à bout de souffle et qui ne peut que piller et voler pour durer, tandis qu’en face il y a la Chine, vieil empire renaissant qui a su profiter des vices et tares de ses prédateurs pour reprendre l’ascendant.

Sur ce blog, j’ai très souvent évoqué ce vieux monde, qui ne songe qu’à survivre, à durer, et ce sur le dos des peuples qu’il esclavagise à coup de fouet, de lois, de tromperies et duperies et manipulations aussi variées que peut le commettre en turpitude l’esprit humain. En ce moment, dans notre bon et beau pays, ça y va de la révolte 2.0 qui se met en scène à coup de vidéos youtube, sans comprendre ou avoir conscience qu’agir ainsi c’est affermir la cage. Car ceux qui ont réalisé cette prison mentale ont tout à fait compris que tout changement ne peut naître que dans l’esprit de celui qui la souhaite profondément. Fournir une subsistance, fournir une compensation, de plus en plus maigre, c’est le petit prix à payer pour l’asservissement et tant que nous le paierons tous avec cette résignation molle qui nous caractérise, ça ne changera pas. Après, le réel dans sa définition la plus ontologique, est aussi ce qui va changer les choses. Créer de l’artificiel pour suppléer au manque concret n’est qu’une panacée précaire et nous sommes en train de la vivre.

Les Etats-Unis sont aux abois, la faillite est patente et bien réelle, et tout ce que fait Trump depuis son arrivée au pouvoir consiste à éviter le pire, et s’il est facile de critiquer et contester son action, il a le mérite de faire fi de l’hypocrisie et d’agir comme nos sociétés occidentales l’ont toujours fait, soit avec violence et injustice. Condamner Trump, c’est nous juger aussi, et si nous avons à revoir notre facilité à détourner les yeux et accréditer les pires mensonges, il faut faire des choix sociétaux qui nous impacterons durablement. Ceux qui parlent de révolution ne veulent que des ajustements à la marge, qui finalement ne changerons que la situation particulière de quelques uns. Car si tu leur évoques l’idée de tout détruire pour tout reconstruire, alors non, c’est impossible, pour cause du petit bas de laine qu’il ne faudrait pas quand même trouer avec l’excuse d’un vrai changement.

Mystère en ce qui concerne la Chine, pays trop loin de nous, mais c’est l’adversaire bien concret des Etats-Unis, le seul qui leur reste. Mais quel adversaire. L’ironie demeure sur la compétition idéologique entre le modèle de la démocratie occidentale, une ploutocratie sous couverture, et le modèle chinois avec un contrôle presque total de l’Etat sur tous les sujets à minima économique. Ce qui est à noté, c’est la guerre contre la corruption qui a fait les rares gros titres de nos médias ces dernières années. Car ce qui caractérise les ploutocraties occidentales, c’est bien la corruption qui par ailleurs ne peut que nécroser tous les corps qu’elle touche. La corruption est peut-être inévitable, ces deux empires qui sont des vieux empires (les Etats-Unis ne sont que les héritiers d’un esprit dont les racines sont très anciennes) ne peuvent que subir le destin de tous les empires dans le temps. Sans bonheur et justice, les territoires seront perdus, après avoir été bien pillés comme ce que nous vivons actuellement dans notre beau pays. Nous vivons la fin d’une hypocrisie généralisée, cette belle histoire d’un camp du bien qui se présente toujours comme tel alors qu’en réalité sa richesse n’est acquise que sur la sueur et le sang d’autrui.

Mais la Chine n’a pas encore commis les horreurs que nos sociétés occidentales ont perpétrés tout en ayant l’orgueil de s’en exonérer. Quelle sera la réaction de la Chine par rapport au Vénézuela ? Les prochains jours, les prochaines semaines seront pour le coup très intéressantes car ce qui est certain c’est que nous n’en sommes qu’au tout début de cette guerre. Quid de l’Ukraine, quid de l’Europe, quid de la France ?

Bonne année !