Superman fête ses 75 ans

Cela fait donc 75 ans que Jerry Siegel et Joe Shuster ont créé notre Superman mondialement connu et reconnu, créant du même coup un concept bien particulier, celui du surhomme doté de pouvoirs inhumains. Pour le coup, le génie fut surtout d’utiliser l’adjectif qualificatif « super », qui en bon concept marketing, allait devenir la clé du vocabulaire et de la mythologie de toute une culture. « Super-pouvoirs », « Super-héros », bien sûr, mais opposés aux « Super-Vilains ». En résumé, une couche méta qui élevait le combat de catch d’un cran, en le portant littéralement aux nues. D’ailleurs il est intéressant de constater que Superman ne volait pas au tout début, le décollage ne vint qu’ultérieurement – concept/process qui a d’ailleurs été récupéré astucieusement pour enrichir la trame de la série « Smallville ». C’est d’ailleurs la télévision qui aura causé cette mutation (plus compliqué, du moins en animation, de faire un gars qui court qu’un gars qui vole – et oui :-p) qui l’air de rien, va impacter toute la mythologie DC, orientée davantage vers les crises multiverses que par la traque aux braqueurs de banque (coucou Spiderman !). Continuer la lecture de « Superman fête ses 75 ans »

What does the fox say ?

Difficile de passer à coté de ce phénomène musical et vidéo, qui est en train de faire le buzz on the net. Dignes dauphins de Psy et de son Gangnam style, les « frères comiques » d’Ylvis, les auteurs/compositeurs/interprètes de la chanson expliquent que leur intention n’allait pas jusqu’à produire un hymne planétaire, synonyme d’un jackpot proportionnel, juste produire un gag musical à la manière de ce que faisait régulièrement les Inconnus, il y a de cela deux décades maintenant (et vi). Quoi qu’ils en disent, What does the fox say est viral, et même ma personne, d’ordinaire sérieuse et impassible, a vu son masque légèrement écorné à l’écoute à et la vision du produit. Bon enfant, comique, basique, presque stupide, la chanson est un bijou d’humour décomplexé, qui se permet quelques sous-textes savoureux, légitimant encore davantage la consommation. Je pense notamment à l’incantation finale, véritable souhait d’introspection et de révélation, avec toute la symbolique habituelle (les bois profonds, le mystère caché, l’attente d’une réponse, etc.). Enfin, sémiologue par déformation professionnelle, j’avoue que je vois du signifiant et du signifié partout ! Merci Roland Barthes ! Continuer la lecture de « What does the fox say ? »

Problème de latence dans Wow : la solution VPN

Suite à mon dernier article sur Wow, dans lequel j’exprimais toute la frustration d’un client/usager complètement délaissé par ses fournisseurs de prestation (le FAI & l’organisation ludique), j’ai été tenté d’annuler mon abonnement et partir ailleurs. Cependant, après près de 10 années de jeu, arrêter ainsi équivalait à jeter aux orties tout le capital patiemment amassé. Par capital, j’entends le résultat de toutes les heures passées dans le jeu, me permettant tout de même de disposer d’un certain confort dans l’expérience ludique, et d’un nombre confortable de biens numériques acquis péniblement et qu’il serait fastidieux de recouvrer ailleurs. Continuer la lecture de « Problème de latence dans Wow : la solution VPN »

Gros lag dans Wow : endgame ?

la premiere bd qui laggue sur arcticdreamer.fr

Wow et moi c’est une vieille histoire. Ou plutôt, Blizzard et moi, c’était du sérieux, une relation de près de 20 ans, vécue dans la passion et une certaine tendresse qui m’autorisaient parfois de beaux moments de nostalgie. Mais depuis le 22 septembre 2013, quelque chose ne tourne plus rond. Latence élevée, bugs récurrents et insupportables, freezes interminables… je ne reconnaissais plus le jeu qui m’avait assuré, pendant près de dix ans, un service technique stable et confortable. Dans ce genre de cas, on cherche le responsable, on se dit qu’il y a une troisième partie qui fout le bordel dans la relation, qui sème la zizanie. Le bouc-émissaire à la mode, en ce moment, c’est Free, et quand j’ai demandé des explications, on m’a de suite nommé le terrible agitateur qui a fait tant de mal aux prestataires en téléphonie mobile… un mal proportionnel au bien qu’il a procuré aux utilisateurs de ces mêmes services. Tout est affaire de point de vue, comme toujours.

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Lire Franz-Olivier Giesbert

Certains le détestent, beaucoup plus aiment sa plume, sa verve et ses opinions, et je suis sans complexe de ceux-là.

Rien que quelques lignes pour inviter à lire l’édito de Monsieur Giesbert, sur le site du point.fr de ce jour (26/09/13), thermomètre très lucide d’une France qui pratique la méthode Coué sans grande conviction. Et quel plaisir de retrouver l’allusion à la ligne Maginot, à mon sens parfaite représentation symbolique d’une mentalité française fantasmant et ne tirant jamais la leçon de sa théorie (fallacieuse) de l’immobilisme salvateur.

Être dans le monde ou ne pas être, telle est la question que la France se pose, sans arriver à corriger ses paralysantes contradictions.

Dexter, the end.

S’il y a bien une série que j’ai adorée, suivie, guettée, c’est bien la saga « Dexter » dont je souhaiterais ce jour faire un brin de causette (même si je suis assommé de boulot). Car logiquement, la série vient de s’achever outre-atlantique, et la fin du cycle meurtrier de notre anti-héros quadra va donc connaître son épilogue. La saison 7 et les onze épisodes de la saison 8 ont par ailleurs déçu les attentes des fans de la premières heures, avec un revirement, lent mais certain, concernant les pulsions homicides de l’expert en tâches de sang. Personnellement, j’ai un gros problème avec Dexter, car depuis la première saison, il est évident qu’on a affaire à tout sauf à un psychopathe à la Hannibal Lecter. Le « héros » de Thomas Harris se plaît à concocter des bons petits plats à partir des restes de ses victimes, Dexter serait plutôt partisan d’un meurtre propre et rapide ; Hannibal peut torturer sa victime et faire durer le plaisir, Dexter serait plutôt du genre à un défoulement propre et libérateur ; enfin Hannibal est véritablement dénué de tout altruisme ou compassion, tandis que Dexter, entre deux coups de couteaux, ne cesse de témoigner d’une humanité et d’une émotivité indéniables (cf : le passage poignant de l’euthanasie dans la saison 3 ; la mort de Rita et sa gestion du deuil au début de la saison 5). Continuer la lecture de « Dexter, the end. »

Old man Logan : Wolverine en BD c’est autre chose

Suite à mon récent article concernant le film de Mangold sur notre ami Wolverine, dans lequel j’évoquais la distorsion entre l’œuvre originale et sa concrétisation cinématographique, j’ai eu l’idée de déterrer un vieil article (édité sur la précédente version d’arcticdreamer.fr), rédigé en août 2011, commémorant la sortie de « Old Man Logan » du duo Millar/Mc Niven. Donc suit le-dit article, argumentant efficacement sur la question de la dualité du surhomme griffu, toujours et encore amoindri et minoré sur grand écran. Je conseille par ailleurs à tout amateur de Wolverine d’acquérir le bouquin, facilement trouvable en librairie (offline et online). Continuer la lecture de « Old man Logan : Wolverine en BD c’est autre chose »

Wolverine : le combat de l’immortel ennui

Bon, j’avoue, mon titre est un poil négatif, mais j’ai l’impression ces derniers temps de ne faire que des articles sur des films adaptés de comics… Vu qu’il a été annoncé à peu près partout que nous allons être inondés de longs métrages de ce genre autrefois marginal, il y a d’une part un insidieux son de machine à jackpot qui me tilte aux oreilles, et d’autre part une forme de désenchantement en voyant les icônes papiers perdre leur âme sur l’autel du grand public.

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Le film de Super-héros ou la grosse pétarade

Il y a quelques semaines, je suis allé voir le Superman de Zack Snyder, et j’en suis ressorti paradoxalement assez dubitatif, malgré la qualité évidente du film et surtout la finesse du traitement réservé à l’icône super-héroïque. « Bigger and louder », c’est à peu près ce que je constate maintenant en me rendant dans les salles obscures, même si je ne peux échapper à cette tendance au vu des productions qui accaparent mon budget ciné… M’interrogeant récemment sur ma tendance à ne voir que des blockbusters hollywoodiens, une petite introspection rapide sur le sujet m’a surtout révélé une segmentation de ma consommation cinématographique par rapport aux différents médiums à ma disposition. Si je reste éclectique dans mes goûts, à l’évidence des films à gros budgets induisant un caractère spectaculaire ont peu de chance de révéler tout leur potentiel sur ma TV Led, tandis qu’un film intimiste, visionné dans le confort douillet de mon foyer, en tout intimité donc (cohésion thématique), y trouvera le support idéal, surtout au vu des progrès foudroyants liés à l’avènement du numérique.

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Pacific Rim : Del Toro toujours sur la brèche !

Il y a des cinéastes qui s’installent avec le temps parmi les valeurs sûres ; l’espagnol Guillermo Del Toro est ainsi devenu au fil de quelques films une figure marquante du grand écran, avec des œuvres populaires et fortes comme les deux Hellboy ou le fameux Labyrinthe de Pan. Suivant depuis quelques mois les avancées de la production de Pacific Rim, j’étais tout de même curieux de voir le résultat d’un genre qui, l’air de rien, semblait complètement casse-gueule, soit le combat entre des monstres titanesques et des robots géants.

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